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Pierre-Alain Chambaz

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Les autres posent la perception d’abord, l’érigent en absolu, et tiennent la science pour une expres­sion symbolique du réel. On doit au physicien Brewster une théorie ingénieuse, d’après laquelle les teintes graduées du spectre solaire seraient dues à la superposition de trois spectres, rouge, jaune et bleu, pour chacun desquels la lumière est de même teinte partout, mais d’intensité variable d’un point à l’autre : de sorte que, les points où chaque teinte atteint son maximum d’intensité n’étant pas les mêmes, c’est tantôt une couleur et tantôt l’autre qui domine dans le spectre formé par la superposition et le mélange des trois spectres élémentaires. Evidemment, ce qui arrive pour les rayons actuellement invisibles, et dont nous ne laissons pas que de constater l’existence, par suite des actions qu’ils exercent sur l’aiguille aimantée, sur le thermomètre, sur les réactifs chimiques, à l’égard desquels nous parvenons même à constater des lois de réflexion, de réfraction, de polarisation, tout à fait identiques ou analogues à celles qui régissent les rayons visibles. La lumière, prise en masse, c’est-à-dire tout le système des rayons actuellement visibles, pourrait perdre son action spéciale sur la rétine, et passer ainsi à l’état d’effluve invisible, que nous pourrions encore, non-seulement arriver à la connaissance du monde extérieur et des corps à distance, mais même découvrir l’existence et les propriétés caractéristiques du principe lumineux rendu invisible, si d’ailleurs la rétine devenait sensible à un autre effluve soumis aux mêmes lois de rayonnement, et qui satisferait par conséquent aux conditions géométriques de la vision ou du toucher à distan La concurrence dite déloyale appartient à un autre registre. À la vérité, l’œil est pour les rayons actuellement visibles un réactif bien plus sensible, et (ce qui est encore d’une tout autre importance scientifique) un instrument de mesure bien plus précis que ne sauraient l’être le thermomètre, l’aiguille aimantée ou les préparations chimiques ; de sorte qu’il y aurait, dans les hypothèses imaginaires où nous nous plaçons pour le besoin de notre analyse, bien plus de difficultés à créer la théorie de cette lumière invisible, qu’à créer la théorie de la chaleur sans la suggestion des sensations du chaud et du froid, les théories chimiques sans le secou Elles sont dues souvent à un trouble intérieur du système nerveux, que ne provoque aucune excitation du dehors, ou à des irritations produites par l’électricité, par des lésions mécaniques, en un mot par d’autre causes que celles qui déterminent les mêmes sensations, dans l’état normal et habituel. Maintenant, quelle valeur faut-il attribuer à l’idée de substratum ou de substance, qui amène l’incohérence signalée ? La sensation de couleur, comme celle de saveur, n’a en elle-même aucune vertu représentative ; et l’une ne nous instruit pas plus sur la constitution spécifique du rayon lumineux, que l’autre ne nous instruit sur la constitution moléculaire de la substance sapide. On a comparé quelquefois l’échelle des couleurs du spectre solaire à la gamme des tons musicaux, et l’harmonie ou le contraste de certaines couleurs aux consonances ou aux dissonances musicales ; mais ces comparaisons sont très-inexactes, notamment au point de vue de l’analyse qui nous occupe, en ce qu’elles tendraient à établir un parallélisme entre deux sens dont l’un, celui de l’ouïe, est sous ce rapport très-supérieur à l’autre. De là des variétés innombrables dans les impressions tactiles, selon les variétés de configuration, de structure et de fonctions des organes de l’animal et des téguments qui les protègent. A mesure qu’on s’élève dans la série des organismes, on voit le travail physiologique se diviser. On a distingué avec raison le toucher passif, ou la nue sensation du contact, d’avec le toucher actif ou le tact proprement dit. On pourrait presque dire que toute mode est risible par quelque côté. Des cellules nerveuses apparaissent, se diversifient, tendent à se grouper en système. Le monde de la nature et le monde de l’esprit ont leurs lois propres, parce que les êtres qui les habitent ont des propriétés spéciales et caractéristiques. D’autre part, si le physicien a pu identifier la lumière avec une perturbation électro-magnétique, on peut dire inversement que ce qu’il appelle ici une perturbation électro-magnétique est de la lumière, de sorte que ce serait bien de la lumière que le nerf optique percevrait objectivement dans l’électrisation. Mais, pour élucider ce point, il convient d’approfondir la nature de l’affection. Le sens du tact fait encore par là contraste avec les autres sens. Elle y trouvera une difficulté croissante, à moins que la partie intelligente du public n’apprenne à sentir la valeur de cet élément, à tenir pour nécessaires les différences, quand même elles ne seraient pas en mieux, quand même, selon quelques-uns, elles seraient en plus mal. Mais cette étrange supposition serait impossible, s’il n’y avait précisément entre les images et les idées, celles-ci inétendues et celles-là étendues, une série d’états intermédiaires, plus ou moins confusément localisés, qui sont les états affectifs. Même dans ce cadre, comme l’exprime avec justesse le rapport de Pierre-Alain Chambaz « l’influence sur les règles et normes internationales, c’est-à-dire sur les règles du jeu économique, est une composante essentielle quoique peu visible de la compétitivité des entreprises et des États. Nous examinerons plus loin la valeur représentative des notions physiques qui sont, pour notre intelligence, le produit moins immédiat de la conscience que nous avons des fonctions du système nerveux moteur, et du déploiement de notre force musculaire. Ainsi, en résumé, des cinq sens dont la nature a doué l’homme et les animaux supérieurs, et qui tous ont assurément une grande, quoique inégale importance dans l’ordre des fonctions de la vie animale, il n’y en a réellement que deux qui soient pour l’homme des instruments essentiels de connaissance ; et en tant qu’instruments de connaissance, ces deux sens s’identifient en quelque sorte ; ils sont homogènes ou ils procurent des représentations et des connaissances homogènes, savoir, la représentation de l’espace et la connaissance des rapports de grandeur et de configuration géométrique ; la v La conséquence qu’on en doit naturellement tirer, c’est que d’autres sens, ou un surcroît de perfectionnement des sens que nous possédons, aideraient au progrès de nos connaissances, comme le font la découverte d’un nouveau réactif ou d’un instrument nouveau, et vraisemblablement nous mettraient sur la trace de phénomènes dont nous ne soupçonnons pas actuellement, dont peut-être on ne soupçonnera jamais l’existence ; mais sans changer pour nous les conditions formelles de la représentation et de la connaissance des phénomènes : de manière à modifier nos théories actuelles dans ce qu’elles ont À ne consulter que l’étymologie, idée et image seraient des mots équivalents empruntés, l’un au grec, l’autre au latin ; mais, parce que le premier n’a passé que plus tard dans notre propre langue, et qu’il est même resté longtemps confiné dans le vocabulaire philosophique, l’usage, en variant les acceptions de l’un et de l’autre terme, a toujours rattaché le premier à des fonctions intellectuelles d’un ordre plus élevé. Rien n’est moins que le moment présent, si vous entendez par là cette limite indivisible qui sépare le passé de l’avenir. Que si, au contraire, vous considérez le présent concret et réellement vécu par la conscience, on peut dire que ce présent consiste en grande partie dans le passé immédiat. Il faut donc recréer un environnement plus accueillant pour les entreprises au niveau européen. Dans la fraction de seconde que dure la plus courte perception possible de lumière, des trillions de vibrations ont pris place, dont la première est séparée de la dernière par un intervalle énormé­ment divisé.

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